Petropavlovsk-Kamtchatsky [2]

le 2 septembre 2010, par LaTartine

Nous avons eu deux occasions d’aller à PPK : au milieu du voyage et le dernier jour. Nous logions alors dans un petit hôtel vers le sud, et il suffisait de prendre le bus 111 qui menait en 45 mn à la gare routière. Une autre façon de se déplacer, couramment pratiquée en Russie, aurait été de tendre le bras sur le bord de la route et de négocier (en russe…) le prix du transport avec les voitures qui s’arrêtent. Nous avons choisi le bus (par facilité) et c’était déjà tout un programme. Les bus directement importés de Corée sont tous munis de petits rideaux mimis tout plein ! Dans certains bus de ville, personne n’a pris la peine d’enlever les pancartes et autocollants indiquant en coréen le trajet que faisaient les bus dans leur première vie.

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C’est pareil pour les voitures : la majorité des voitures importées d’occasion du Japon, sont équipées pour rouler à gauche avec le volant à droite.

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Voici l’ami Lénine qui continue à veiller sur la ville, affublé d’une cape de Zorro ! Son regard porte loin vers la baie.

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La ville s’étend anarchique sur des kilomètres. Un long boulevard la traverse d’un bout à l’autre. C’est là qu’on trouve les commerces, pour la plupart installés dans des immeubles au milieu des appartements. Une enseigne, clinquante ou vraiment très discrète, indique alors que c’est un magasin. Sinon, quelques galeries marchandes voyantes commencent à s’installer en plein milieu de ce désordre. Les chaussées sont très en mauvais état, mais faut penser que la moitié de l’année, elles disparaissent sous la neige.

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Plus surprenant : il n’y a rien pour relier ce qu’on pourrait appeler des quartiers, s’il y a jamais eu un jour un plan d’urbanisme. Du haut de la colline des relais, nous avons essayé de visualiser une rue ou un chemin par où passer, et à plusieurs reprises, nous nous sommes retrouvés au milieu des champs.

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Comme il faisait beau, le jeu de piste était plutôt drôle, mais comment font les gens ?

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De haut, nous avons aperçu des quartiers récents mais excentrés. Nous n’avons pas cherché à y aller car nous étions plus intrigués par l’habitat occupé par la majorité des habitants de Petropavlovsk : les immeubles et les maisons en bois qui feront l’objet des deux prochaines notes.

A suivre donc.

Petropavlovsk-Kamtchatsky [1]

le 1 septembre 2010, par LaTartine

Le 6 septembre 1787, la Boussole et l’Astrolabe, les deux frégates de l’expédition de La Pérouse font une pause dans la baie d’Avatcha. Elles sont parties de Brest deux ans plus tôt, ont passé le Cap Horn, sont remontées jusqu’en Alaska, ont traversé le Pacifique en diagonale jusqu’aux Philippines et sont remontées de l’autre côté jusqu’aux limites orientales de la Russie. Pour le compte de la France, il s’agissait de compléter les découvertes de Cook, d’ouvrir de nouvelles routes maritimes et d’établir des comptoirs commerciaux. Et comme cela se faisait à l’époque, des cartographes et des scientifiques faisaient partie de l’expédition.

Les marins de La Pérouse découvrent une baie accueillante et un port bien mieux protégé que tous autres abords du Kamtchatka. Les Français sont très bien reçus par le gouverneur russe qui les aide à se ravitailler. Pourtant Saint-Pierre et Saint-Paul n’est qu’un petit village.

JB de Lesseps, dont je parlerai plus loin, note dans son journal :

« Il serait très possible que les voyageurs qui y aborderont un jour après nous, croyant ne trouver que cinq à six maisons, soient surpris d’y découvrir une ville entière, bâtie en bois, mais passablement fortifiée. »

Voilà pour l’Histoire. Allons faire un tour dans le Petropavlovsk de 2010 et commençons par la baie scintillante sous le soleil du mois d’août. Latitude : 53°. La même latitude que Berlin.

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Depuis la colline du relais des télécommunications, on voit l’entrée de la baie. De l’autre côté, c’est le Pacifique et ses eaux froides pleines de méduses. A l’époque, seul un petit port existait, bien protégé par la langue de terre au premier plan sur la photo.

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Maintenant c’est un port de commerce qui ravitaille une ville de 200 000 habitants. C’est la seule ouverture maritime significative du Kamtchatka. Il n’y a aucun accès par la route en provenance du continent asiatique.

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De l’aéroport, on voyait les deux volcans qui dominent la rive nord et la ville. En face, au delà de la rive sud, il y a aussi des volcans très actifs. Je raconterai comment nous les avons vus de près. En face, bien cachée dans un des replis de la baie, se trouve une base militaire bien gardée. Il y a 20 ans, le Kamtchatka tout entier était encore interdit d’accès aux russes comme aux étrangers.

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La baie se termine par un vaste espace de marécages. J’ignore s’il y a des marées.
Ce jour là, nous étions trois à découvrir Petropavlovsk, munis d’un plan qui tenait plus de la vue d’artiste que d’une carte précise. Un véritable jeu de piste ! Après maints détours, nous nous sommes retrouvés sur un des pontons du port de pêche qu’on voit sur la photo ci-dessous.

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À l’entrée du ponton, ça mord bien ! les pêcheurs sortent des petits poissons les uns après les autres.

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Mais l’autre bout du ponton a l’air quelque peu abandonné… Ce fut l’endroit idéal pour un casse-croûte ensoleillé. Qui a dit qu’il pleuvait tout le temps au Kamtchatka ?

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A suivre. Dès demain, je vous emmène « en ville ».

Déjà le retour

le 29 août 2010, par LaTartine

Déjà une semaine que nous sommes rentrés ! Comme ces vacances ont passé vite… Comment se remettre de ces trois semaines au grand air dans des paysages immenses ? Depuis notre retour, je me suis surprise à chercher des fumerolles au sommet des montagnes qui entourent Grenoble. Parce que là-bas, les volcans fumaient presque tous !

Une petite photo ? C’est la dernière, elle a été prise alors qu’on attendait le départ dans l’aéroport de Petropavlosk-Kamtchatski. Au fond, deux volcans bien actifs (3456m, 2741m) surplombent la ville construite au bord d’une baie magnifique. Tu voudrais savoir où c’est ? C’est tout à l’est de la Russie, et, patiente un peu, laisse moi le temps de trouver des jolies cartes et de réfléchir à la façon de raconter ce qui nous a émerveillés.

En vacances !

le 28 juillet 2010, par LaTartine

Les sacs sont prêts et nous aussi!

Ce n’était pas prévu comme ça, mais la première étape des vacances sera vraisemblablement accablante. Ici quelques photos et ailleurs des articles qui disent tous la même chose: « Moscou est recouverte d’une épaisse pollution provoquée par des feux de tourbières aux alentours de la capitale et par une canicule sans précédent ».

Si on ne peut pas trop sortir, ce sera l’occasion de passer à la phase pratique de l’apprentissage du russe après six mois en tête à tête avec ma méthode à mimile (je suis très fière d’avoir persévéré jusqu’à la leçon 25). Néanmoins, le choc sera rude, mais c’est comme ça qu’on apprend!

Mais ce ne sera qu’un prélude de trois jours, c’est ensuite que les choses intéressantes commenceront.

A bientôt fin août sur laTartine pour la suite des aventures!

(vacances 2009: un petit paradis dans le Tarn)

Soirées grenobloises

le 24 juillet 2010, par LaTartine

Il se passe aussi, en ce moment, des choses bien sympathiques à Grenoble, comme ces soirées du Cabaret Frappé sous les grands platanes du jardin de ville.

Dès 19h, que c’est bon d’aller boire une bière en écoutant de la bonne musique! Mercredi soir, c’était le groupe Elephanz qui jouait dans le kiosque.

A 20h, c’est la pause avant le concert sous chapiteau à 21h. Les grenoblois s’installent sur les pelouses de la roseraie pour pique-niquer, papoter, se retrouver…

ou bien pour écouter une lecture, bien installés dans un transat! Et c’est comme ça encore toute la semaine prochaine!

Dit en passant

le 20 juillet 2010, par LaTartine

La semaine prochaine, s’il reste un peu de place,  je glisserai dans mon sac à dos « Le marin à l’ancre » de Bernard Giraudeau, en hommage à l’écrivain magnifique et en espérant retrouver l’émotion de la première lecture.

Ces images évoquent des tropiques moites. Rizières suspendues (!) ou plantations de lotus? Je n’en sais rien.
Nous avons eu cette vision exotique, par hasard, un dimanche de début juillet dans le parc des Buttes Chaumont à Paris.

Dans un tout autre registre, je viens de finir « La consolante » d’Anna Gavalda. Autant dire que j’étais aux abonnées absentes pendant quelques jours… Ne pas déranger, lecture délicieuse en cours!

L’ordinateur dégage une chaleur incroyable dans une pièce déjà bien chaude. Il faut de la constance pour continuer à bloguer par une température pareille. Cette fois ci encore c’est moi qui déclare forfait la première, mais je crains fort qu’un de ces jours ce soit lui qui capitule définitivement.

Bon plan du samedi matin

le 16 juillet 2010, par LaTartine

Tu ne sais pas quoi faire demain matin? Va donc t’installer à la bibliothèque de Briançon!

Un écriteau sur la grille du jardin de la biblio t’invite à entrer:

Voici un zoom, si tu n’arrives pas à lire. C’est une invitation qui ne se refuse pas!

Alors pousse la grille, et va t’installer au milieu des fleurs.

Et si tu veux en voir plus, il y a un très beau panorama du jardin  ici.