Le petit peuple des plages

Publié le 18 novembre 2008 dans Polynésie.

Dans la note précédente, les oiseaux ont chanté à tue-tête pour faire lever le soleil. Voici donc l’aube sur une plage de Polynésie.
La tente est plantée sur la plage sur un des motu qui enserrent le lagon. Voici le lagon tel qu’on le découvre en ouvrant la moustiquaire :

En face, c’est l’île de Maupiti, toute proche, encore dans l’ombre.

Deux aigrettes, l’une blanche, l’autre noire, vivent sur cette plage. Quand elles ne parcourent pas la rive en cherchant leur nourriture dans le sable, elles sont perchées sur les barques.

Un tout petit peu plus loin voici la barque du voisin. Comme la plupart des embarcations, elle est sortie de l’eau quand elle ne sert pas afin d’éviter la proliférarion des algues et autres organismes sur la coque.

Il fait tout à fait jour maintenant. L’aube ne dure pas, à peine 6 mn séparent la première photo de cette dernière.
Regardons maintenant à nos pieds ces centaines de petites choses qui cavalent dans tous les sens: si certaines ont bien l’allure de coquillages, d’autres ressemblent à de vulgaires cailloux usés par le ressac. Ce sont les bernard-l’hermite!

Ce sont les éboueurs des plages.

Celui-ci a eu la chance de trouver une coquille toute neuve. Regardez sur le sable blanc les traces laissées par les huit pattes et les deux pinces qui participent au déplacement.

On n’a pas trouvé une seule coquille vide sur les plages. Elles sont toutes habitées. Comment font donc les bernard-l’ermite (on peut se passer du h) pour trouver une maison plus grande? apparemment ils emploient la manière forte en délogeant l’occupant de la carapace convoitée, et éventuellement en croquant ce dernier. Ensuite, des mutations en chaîne peuvent se produire, chaque bête libérant une coquille.

J’ai cherché sans succès sur internet des renseignements sur l’accouplement des BLH: cela semble se passer dans l’eau mais on ne dit pas si c’est avec ou sans coquille… Pour en savoir plus, il me faudra adopter ce nouvel animal de compagnie, j’ai lu que c’est la grande mode (!) dans les animaleries. La preuve, des vendeurs se sont précipités sur le créneau en proposant toute une gamme de coquilles très fun.

Pour finir, le gros ci-dessus (un bonne douzaine de cm) pourrait bien finir comme appât: un gamin nous a expliqué comment tirer sur les pattes pour l’extraire de la coquille avant de le couper en deux pour ne garder que l’abdomen qui sera enfilé sur l’hameçon…

6 commentaires sur “Le petit peuple des plages”

  1. Aude a écrit :

    Un bernanrd l’ermite comme animal de compagnie? Sans façon, j’aurais trop peur qu’il finisse par me virer de chez moi!

  2. LaTartine a écrit :

    > Aude: je n’avais pas pensé à ce risque! (éclat de rire en lisant ton comm’)

  3. celinette a écrit :

    le bernard-l’ermite n’est pas accroché à sa coquille ? il peut changer avec la mode ? quelle veine !

    Sinon j’avais lu « des renseignements sur l’accouplement des BHL » , je ne voyais pas le rapport :)

  4. Annie-Claude a écrit :

    Toujours bien, Maupiti.
    Et cette vie qui grouille dès qu’on regarde de près, c’est toujours fascinant.

  5. Pas à Pas a écrit :

    J’aimerais me lever tous les matins de ma vie devant ce paysage enchassé de beauté.

    Avoir comme voisin, le nettoyeur car avec sa benne il ne fait pas de bruit.

    Merci pour ses instants merveilleux.

  6. brigetoun a écrit :

    que lmerveilleux réveil !