Bon plan du samedi matin

le 16 juillet 2010, par LaTartine

Tu ne sais pas quoi faire demain matin? Va donc t’installer à la bibliothèque de Briançon!

Un écriteau sur la grille du jardin de la biblio t’invite à entrer:

Voici un zoom, si tu n’arrives pas à lire. C’est une invitation qui ne se refuse pas!

Alors pousse la grille, et va t’installer au milieu des fleurs.

Et si tu veux en voir plus, il y a un très beau panorama du jardin  ici.

Hop! Hop! Hop!

le 15 juillet 2010, par LaTartine

La grasse matinée, le petit déj’ au soleil et toutes les bonnes choses qui vont avec, ça ne marche plus le 15 juillet! Au boulot maintenant!

Pas de balade dans les prés aujourd’hui, non plus! Tu files tout droit au boulot! On t’attend là-bas!

On dirait qu’il faut vraiment y aller…
Je m’y perds avec ce 14 juillet au milieu de la semaine…
Et puis il faisait bien trop chaud pour dormir cette nuit et j’ai déjà sommeil…

Bon courage à tous ceux qui ne sont pas en vacances et j’envie ceux qui auront la chance de faire une petite sieste!

Puisque c’est écrit!

le 12 juillet 2010, par LaTartine

Le jeune homme se tourne vers nous, perplexe. « Vous croyez que c’est vrai? » nous lance-t-il.
Au centre des barrières de chantier, des ferrailles semblent sortir de terre, et un « botaniste » et une « archéologue » fournissent des explications aux passants qui s’approchent.

Je prends mon air le plus faux-cul pour lui répondre, « oui, bien-sûr que c’est vrai, regardez, c’est écrit sur le panneau de la Mairie de Paris, en français et en anglais ».

Le panneau raconte que les travaux de fondation de l’Aquarium de Paris dans les profondeurs des jardins du Trocadéro ont révélé la présence de structures métalliques jusqu’alors non répertoriées dans les inventaires des sous-sols parisiens.
Selon l’hypothèse formulée par l’équipe d’archéologues et de botanistes oeuvrant à ces fouilles, il s’agit là des racines de la Tour Eiffel qui sont progressivement parvenues à la surface de la colline après un siècle d’infiltration dans les interstices du sous-sol.

Et voici la grande question dont débattent avec acharnement et conviction les 2 spécimens de scientifiques préposés à l’accueil du public: la tour Eiffel serait-elle vivante?

Le croquis du panneau semble le prouver, et les drageons qui émergent portent déjà des petites tours Eiffel que les botanistes se sont empressés de repiquer dans des pots.

Le nom scientifique de la « chose » est tout trouvé: c’est un Turris Ferrae Eiffelum. Des repères sur les « ferrailles » indique la croissance journalière. Diable, ça va vite!
Le botaniste pense qu’il va pouvoir régler le problème de la faim dans le monde. Il a fait un premier essai de cuisson et nous goûtons au résultat malgré les mises en garde de l’archéologue. Le Turris Ferrae Eiffelum a un goût de réglisse…
L’archéologue veut s’appuyer sur les racines qui émergent pourconstruire une grande plate-forme qui ferait de l’ombre ou résoudrait les problèmes de place.
Ces deux-là ne manquent pas d’idées et notre jeune homme ne sait plus que penser!

C’était la contribution de Paris à la manifestation Imaginez maintenant. La mise en scène était excellente et nous avons bien ri!

Imaginez maintenant [2]

le 6 juillet 2010, par LaTartine

A Grenoble, il existe des tas de façons de voler: j’en ai déjà parlé ci ou  . En voici d’autres à la Bastille, avec les Bêtes de Foire d’Ella & Pitr.

Mais quand la piste d’envol s’effondre, c’est « La Chute ».

Décollage réussi au dessus de la ville.

Et s’il ne parvient pas à voler, le Grenoblois est condamné à rester un « Homme Pavé ».

Imaginez maintenant [1]

le 1 juillet 2010, par LaTartine

Les 4 jours de la jeune création, c’est du 1er au 4 juillet à Amiens, Basse-Terre, Bordeaux, Grenoble, Lyon, Marseille, Metz, Paris et Toulouse. A Grenoble, cela se passe à la Bastille et voici rapidement quelques images des Bêtes de Foire des artistes Ella & Pitr.

Ce sont des papiers collés sur les murs  des casemates. J’en montrerai d’autres la semaine prochaine, et en attendant je laisse admirer l’arrière plan typiquement grenoblois. Au dessus, c’est l’Isère et l’anneau du synchrotron. En dessous, ce sont les Bulles décorées pour l’occasion et la vieille ville au pied de la Bastille.

Les œuvres d’Ella et Pitr sont éphémères. Posés aujourd’hui, les « papiers peintres » seront visibles tant que la pluie ne les aura pas décollés.

Si des grenoblois passent par ici, qu’ils aillent faire un tour ce week-end à la Bastille il y a plein d’autres choses à voir et aussi de la bonne musique le soir.

L’île de Kolgouev

le 30 juin 2010, par LaTartine

« Eloge des voyages insensés » de Vassili Golovanov est un de ces livres dont j’ai envie de parler. C’est un gros pavé qui part parfois dans des digressions impossibles ; j’ai passé un bon mois à le traîner partout et maintenant que je l’ai terminé, l’île de Kolgouev continue à m’habiter.

Le narrateur raconte comment il l’a fantasmée, comment il s’y est rendu à trois reprises, comment un Anglais l’a racontée 100 ans avant lui. Tous ces voyages se mêlent dans une épopée que je trouve magnifique.

Ce n’est pas l’île de Ré ! Prenez une carte de Russie : l’île est ce petit rond dans la mer de Barents, pas très loin de la côte, au nord du cercle polaire, à l’ouest de la Nouvelle Zemble qui est dans le prolongement de l’Oural.  Bon, si ce n’est pas clair, il y a une carte ici, et comme je viens de demander à gougle « Ile de Kolgouev » , j’ai trouvé des dizaines d’articles qui parlent de ce bouquin, dont celui-ci. Je ne ferai pas mieux ! j’abandonne illico l’idée de commenter et je vais me contenter de citer des passages qui, en ce moment, me parlent beaucoup.

« Car je ne savais pas où je partais. Et cette ignorance se révéla cent fois plus inouïe que tout ce que j’imaginais. « (p60)

« Ce voyage, jusqu’alors auréolé de romantisme, qui n’était encore qu’une possibilité relativement éloignée et incontestablement agréable, me sautait soudain à la figure, de toute sa réalité. Je voyais quelques-uns de ses corollaires : la fatigue, la faim, notre impuissance face au mauvais temps, là-bas, dans l’espace cosmique de la toundra. J’évitais de penser ce qu’il adviendrait de nous s’il se mettait à pleuvoir longtemps : Piotr avait une simple veste matelassée de chantier et moi, un vieil anorak ouaté en textile synthétique, traité avant le départ à l’aide d’un produit hydrofuge mais j’étais sûr qu’il serait trempé dès la première vraie journée de vraie pluie. » (p155)

« Comme Alik l’avait prévu, le temps se gâta. Lorsque nous sortîmes du balok d’Egor, la toundra sentait la terre chaude, les plantes en décomposition, l’herbe tiède et les fleurs. Le soleil auquel il n’était pas donné souvent de briller avec une telle force avait réveillé tout ce qui vivait. Nous progressions vers le mont Semigolovoïe et, trois heures durant, nous marchâmes dans la vallée marécageuse, englués dans des nuées de moustiques s’élevant de l’herbe par millions pour nous coller au corps. L’antimoustique se mêlait à la sueur, dégoulinait sur nos visages, brûlait nos yeux tel de l’acide. « (p300)

(Puis le mauvais temps, dantesque, arrive rapidement)… « et en un instant, le tendre été de Kolgouev fut piétiné, et l’île plongea dans les ténèbres. » (p302)

J’expliquerai un jour pourquoi j’ai relevé ces passages. Mais ce livre n’est pas qu’un récit de randonnée. Vassili Golovanov raconte aussi les éleveurs de rennes, les nenets qui peuplent l’île, le village ahurissant de Bougrino (427 habitants en 1994), les ivrognes et la vodka tout le temps, la toundra et les oies sauvages, la vie des habitants qui a été bouleversée à l’arrivée des « rouges » et qui s’est complètement déstructurée depuis la fin de l’empire soviétique.

Sur les photos, les marais de l’île de Ré sont censés évoquer la toundra. Si vous y croyez, tant mieux!

Quoi de plus?

le 30 juin 2010, par LaTartine

Un peu de fraîcheur

Un peu de douceur

Samedi dernier, en Vanoise